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Interview With Your Vampire

Publié en Janvier 2008

PAR MICHAEL HAMERSLY
mhamersly@MiamiHerald.com
Source: Miami Herald
Traduction : kTc - www.mansonfr.com

Le Shock-rocker Marilyn Manson a enduré plus que le partage de la controverse, et personne ne peut être plus heureux que lui là dessus. Celui qui se décrit comme l'Antichrist Superstar, qui a fréquenté le Boward Community College lorsqu'il répondait au nom de Brian Hugh Warner, a toujours dit que son attitude outrageante faisait partie d'un effort calculé pour provoquer l'industrie du spectacle.

Ça a fonctionné. D'un album titré Smells Like Children au livre de la bible des Mormon arraché sur scène à Salt Lake City, que sa musique ai été appelée comme un facteur contribuant au massacre de Columbine, Manson semble être destiné à toujours être calomnié par les "citoyens puissants". Son récent drame romantique (Le mariage de Manson avec la danseuse burlesque Dita Von Teese s'est écroulé alors qu'il est accusé d'avoir couché avec sa copine actuelle, Evan Rachel Wood, 19 ans, qu'on peut voir dans la vidéo de son single, Heart-Shaped Glasses) a simplement ajouté de l'huile sur le feu.

S'étant réconcilié avec son bassiste de longue date Twiggy Ramirez, un Manson rajeuni parle au Miami Herald sur son retour en Floride du Sud pour faire trembler le Fillmore Miami Beach au Jackie Gleason Theater pour la tournée du groupe Rape of the World.

Quand vous étiez au lycée, aviez-vous des espoirs artistiques ? Ou la vision de Marilyn Manson a évolué plus lentement ?
Ça a commencé à Miami. J'écrivais pour un magazine appelé 25th Parallel, j'avais 17 ans et je trompais mon monde dans ce boulot. J'ai laissé tombé le Community College après deux semaines à y étudier le journalisme parce que je voulais réellement être près de la musique. Après avoir interviewé beaucoup de personnes importantes, j'ai comme trouvé la réponse. Je ne donnais pas assez et je devais faire ce que je voulais.
Ça a pris du temps à trouver la personne qui pourrait faire tout ce chemin avec moi, la personne qui n'aurait pas peur de repousser ses limites, et c'était Twiggy. Finalement, nous avons tous les deux continué séparément, mais lorsque nous nous sommes vu récemment, nous savions tous les deux : nous ne pouvons le faire aussi bien en étant séparés.

Comment le retour de Twiggy vous a affecté créativement ?
Ca va d'une certaine façon rendre ma vie meilleure, mais aussi pire. La combinaison de nous deux comme amis n'est rien d'autre que des ennuis.

En quoi votre show au Fillmore diffère de celui donné en juillet au Sound Advice Amphitheater ?
Ça va être un peu plus brutal, avoir des chansons plus anciennes et une énergie entièrement différente. Quand Twiggy et moi sommes sur scène ensemble, c'est dur de nous empêcher de nous couper le visage et sauter dans la foule.

Qu'est-ce qui vous a amené en Floride à l'origine ?
Mes parents ont emménagé ici, ça m'a inspiré pour faire le type de musique que je fais et pour le type de personnalité que j'ai fini par avoir. Tout le soleil, le tourisme et d'être à l'endroit le plus heureux sur Terre ne pouvait que créer Marilyn Manson. "Voyons voir si on peut faire la personne la plus diabolique possible. On arrose de drogues, de colères, de couteaux, de femmes nues, de feu et on lui dit que tout le monde veut le tuer ; nous verrons ce qu'il fait. Et vous avez l'Antichrist Superstar."

Vous avez transformé la laideur et l'horreur en une forme d'art que certains présentent comme magnifique. Est-ce une sorte de commentaire des valeurs de l'industrie du divertissement ?
Ca l'est et c'est probablement la façon dont quelqu'un qui n'est pas accepté conventionnellement traite avec elle. Je ne pense pas que je pourrais aller comme "le beau mec", "le gars cool" ou juste le statu quo. Et au lieu de transformer ces sentiments d'isolement en quelque chose de violent, je l'ai mis dans la musique.

Etes-vous proche du nihilisme ?
Je pense que les gens ont toujours mal interprété ma nature auto-destructrice comme du nihilisme, parce que si vous vous en foutez du monde, vous ne pouvez pas créer d'art. Je suis un misanthrope et je me déteste moi-même mais je n'ai jamais été un nihiliste. Et je pense que je vais plus loin en dehors de la scène que sur scène.

Etes-vous souvent dans votre personnage, habillé comme Marilyn Manson ? Etes-vous maquillé lorsque vous êtes juste assis sur votre canapé à regarder la TV ?
Je suis un personnage, donc c'est le problème. Je me comporte de beaucoup de façons. Certains peuvent associer être Marilyn Manson au fait d'avoir du rouge à lèvres, mais je n'ai réellement d'autre style de vie. Parfois je n'ai même pas l'énergie de m'habiller ou simplement de changer de sous-vêtements. Mais il y a une différence entre être sur ou en dehors de la scène où ce n'est pas la même chose d'être Marilyn Manson. Je ne peux pas éteindre la façon dont je pense, et c'est principalement qui je suis, ce que tout n'importe qui est.

Vous êtes souvent étiqueté comme mauvais et ayant une mauvaise influence sur l'Amérique. Mais ceux qui déclarent cela semblent louper l'ironie de beaucoup de vos déclarations soi-disant choquantes.
Ça a toujours été une partie de la grande photo. Marilyn Manson a toujours tenté d'en embrouiller certains, d'en énerver d'autres, et faire que certains se sentent à la maison. Il n'y a aucune raison de ne pas comprendre ce que je fais, mais chacun peut le comprendre différemment. C'est la seule façon dont j'ai appris à adopter l'art, ça doit être un point d'interrogation, pas une réponse.

Vous avez fait quelques reprises célèbres, comme Sweet Dreams (Are Made of This) et Tainted Love. Sur qu'elles autres chansons aimeriez vous mettre votre marque ?
En ce moment rien. En fait, pour cette tournée nous avons évité ça. Je ne veux rien reprendre d'autre pour le moment, seulement moi-même et le monde en sang.

Quels sont les musiciens que vous aimez qui n'ont rien à voir avec l'industriel ou le aggro-rock ?
J'écoute Bowie, PJ Harvey, Prince, Jeff Buckley, Cat Stevens, Slayer, the Yeah Yeah Yeahs. Je suis dans ce qui a un sens plus sombre au romantisme.

Est-ce que l'attention que porte les tabloïds pour votre relation avec Evan Rachel Wood vous ennuie ?
Non. Ça m'ennuierait si ça avait un effet négatif sur la carrière d'Evan, et je lui ai dit dès le début que son talent brillait plus que n'importe quoi que je puisse faire pour l'assombrir. Et on ne peut rien ajouter de plus que ce qui a déjà été dit sur moi : j'ai survécu à Columbine. Allons-y.

Vous avez déclaré que votre ancienne relation avait influencé votre écriture de Eat Me, Drink Me. Que veut dire ce titre pour vous ?
A ce moment, ce qui me passait par la tête était... moi complètement embrouillé par l'idée que j'étais un produit en train d'être consumé, et cette romance est une corruption totale. C'est ce que cette histoire devait être, complètement consumé par quelque chose. Vous voyez ça dans ma mythologie des vampires, la communion, le Christ, et c'est une partie de la composition de l'homme, il est ce que nous voulons. Donc c'était un mauvais moment, et c'était un bon moment.

Vous venez d'avoir 39 ans (le 5 janvier). Ressentez-vous une appréhension liée à votre âge ?
Non, j'ai arrêté de penser à ça. Une fois que vous êtes parti la dessus vous oubliez beaucoup de choses. Et je me sens de la même façon sur beaucoup de choses que j'ai fait il y a 15 ans.

Avez-vous quelque chose d'excitant à fêter ?
Oui j'ai mon meilleur ami avec moi, mais toutes les choses que j'ai faites étaient excitantes mais je ne peux pas en parler tant que le délai de prescription n'est pas passé.

PAR MICHAEL HAMERSLY
mhamersly@MiamiHerald.com
Source: Miami Herald
Traduction : kTc - www.mansonfr.com

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